lundi 20 septembre 2010

La flore en Egypte

Comme dans tous les déserts au climat très aride, il existe une réelle vie végétale qui vaut la peine d’être connue. Il s’agit d’une flore qui a pu étrangement survivre malgré le climat extrême. La flore égyptienne existe depuis très longtemps. D’ailleurs, les Égyptiens lui accordaient tellement d’importance, que certaines variétés s’associaient à des évènements mythologiques. Vous pourrez ainsi découvrir lors de votre voyage en Égypte, une flore très diversifiée. Zoom sur le jardin égyptien.

Un pays désertique étrangement riche en flore


Le soleil brûle ce pays quasiment toute l’année, il ne tombe que de très rares pluies d’orage, ainsi le désert représente 94 % de l’Égypte et pourtant, on y dénombre un nombre conséquent d’espèces. Il est d’ailleurs tout a fait possible de s’offrir d’agréables balades dans les nombreux jardins botaniques comme l’île des fleurs ou l’île Kitchener, visiter des réserves naturelles comme la pittoresque Ras Abou Gallum ou bien découvrir le parc Ras Mohammed . Au doux parfum, et brillante de mille couleurs, la flore égyptienne n’en finit pas de nous surprendre.

Il existe des espèces endémiques telles que le tamarinier ou l’acacia. La plus répandue étant le palmier-dattier qui pousse le long de la vallée du Nil et dans les oasis. Il faut savoir que pendant la période de crue annuelle, se déroulant d’octobre à août, les cultures et les vallées sont inondées. Cependant pour les régions plus éloignées, loin de la vallée, dans les grands déserts arides, le soleil tape très fort. Pourtant, étrangement, il est certain d’y découvrir des plantes. Les seuls à pouvoir résister à l’absence de précipitations sont les plantes épineuses comme le cactus.

Trois zones, trois types de flore

Selon sa nature, la flore pousse dans trois zones différentes. Dans un premier temps, on retrouve dans la zone côtière des fleurs sauvages, telles que le safran, le narcisse à bouquet, ou le coquelicot. Dans le désert, on trouve des plantes typiques qualifiées d’ « ingénieuses », lorsqu’on sait qu’elles ont pu s’adapter aux températures extrêmes du désert égyptien. La majorité d’entre elles sont minuscules, velues et épineuses, telles que la rose de Jéricho, la Zilla spinose ou le picris. Enfin, la dernière zone est la vallée du Nil où l’on peut découvrir la plupart des plantes aquatiques, on observe même certaines plantes qui apparaissent de la glaise. On y découvre ainsi des roseaux, des nénuphars, des joncs, ainsi que les fameux papyrus et les lotus.


Cette dernière zone est la plus riche d’Égypte. En effet, elle est le terrain de plantes fréquemment utilisées dans de nombreux domaines. Ainsi, le monde du textile, celui de la médecine, de la teinture, et de l’alimentation utilisent plusieurs espèces. On y trouve en effet des céréales comme l’orge et le froment. Par ailleurs, on peut y récolter du sésame et du ricin pour produire de l’huile. L’huile de ricin est très utilisée en médecine, car elle est réputée pour ses vertus purgatives. Les teinturiers peuvent y voir un véritable jardin de couleurs en découvrant l’orcanette, le henné ou l’indigo.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire